Little facts

Lancement du documentaire “Au pied du mur”

C’est mercredi le 20 mars 2013 que sera lancé officiellement le documentaire “Au pied du mur: parcours d’une commission populaire sur le logement”.

Le documentaire sera lancé lors d’une soirée, où le rapport officiel des commissaires sera également rendu public. La Commission populaire itinérante, initiée par le FRAPRU pour documenter la situation do logement au Québec, a visité 19 ville au Québec à l’automne 2012.

Où: Maison Théâtre, 245 rue Ontario est
Quand: 20 mars 2013, 19h

Au pied du mur

Synopsis du film:

Au Québec, 260 000 ménages vivent dans un logement inadéquat ou sont sans logement. Le droit au logement est-il respecté ? C’est pour le vérifier que le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) organise en novembre 2012 une commission populaire à travers tout le Québec.

Les résultats sont accablants et la liste des problèmes rencontrés par les locataires donne froid dans le dos. Une crise du logement sévit dans plusieurs régions, la situation est critique en territoires autochtones et dans le Nunavik et pour beaucoup de ménages à faible et moyen revenus, l’horizon est sombre.

Tourné partout au Québec, Au pied du mur expose les sources du problème et propose des solutions pour remédier à la situation. Car trop de ménages locataires sont présentement acculés au pied du mur.









Dépaysement local

Cette semaine nous sommes sur la Basse Côte-Nord pour enseigner la vidéo dans des communautés isolées. Vive le skidoo et l’hiver!!

Suivez-nous sur Twitter! : Seb_Rist et Aude_LL

Cabane sur le bord de la rivière à St-Augustin, QC

 

St-Augustin sous la neige

 

St-Augustin sous la neige


Festival Les écrans de l’aventure

Voici un reportage réalisé sur Les écrans de l’aventure, le festival de film où à joué notre documentaire Vue d’en haut en novembre dernier en France. On peut y voir des extraits du film et Bernard Voyer en entrevue.

Reportage par Danièle Dreux


“I will always remember Salma” says G. Seifert

This article came as a surprise. The author saw Call me Salma at the Vancouver Queer Film Festival last August and decided to write a piece on it in the VERS Magazine. Thanks Gunter Seifert!

http://versmagazine.com/entertainment/movies/108-call-me-salma


Salma au Rendez-vous du cinéma québécois

Bien que produit en France, “Appelez-moi Salma” est assez québécois pour s’être traillé une place au Rendez-vous du cinéma québécois!

24 février @18h
Salle Fernand-Séguin de la Cinémathèque québécoise

Détails de la projection


“Open Door” sur le milieu carcéral

Comme mentionné dans notre section projets en cours, nous travaillons présentement, avec notre amie Jeanne Ostiguy, à un projet de documentaire sur les familles de prisonniers.

Depuis l’été, on essaie de faire des contacts dans la communauté. Chose pas nécessairement facile. Étonnamment ou non, jusqu’à présent il a été plus facile d’entrer en contact avec des détenus et ex-détenus qu’avec leurs familles.

Pour se familiariser avec la communauté et pouvoir discuter avec les gens, nous avons procédé par le biais d’organismes qui viennent en aide aux détenus ou ex-détenus. Après quelques rencontres, on a fait la connaissance du projet “Open Door” du MSCM (Montreal-Southwest Community Ministries), un organisme à la base religieux (anglican), mais qui dans la pratique reflète bien mes valeurs laïques je trouve. Le projet “Open Door” roule depuis plusieurs années et c’est assez simple: à chaque mardi, les portes sont ouvertes aux détenus, ex-détenus et toutes autres personnes intéressées qui veulent venir partager, écouter, apprendre, se divertir. Pour les détenus, seuls ceux en détention minimale peuvent sortir pour assister à la rencontre, et c’est un bénévole qui va les chercher et les reconduire à la prison à chaque semaine.

Les responsables du projet, dont la fantastique Jeri, s’occupent de prévoir des activités différentes à chaque semaine. Parfois, on y présente des films, parfois il y a des discussions sur un thème choisi, parfois quelqu’un vient donner un atelier (sur le compostage, par exemple). Une de ces soirées était consacrée à la présentation de notre film “Appelez-moi Salma”. L’accueil a été super et les gens ont posé beaucoup de questions.

Il y a deux semaines, on a suivi une formation offerte par MSCM pour tous les gens qui désirent faire du bénévolat avec eux. J’ai beaucoup aimé l’approche et bien que notre intention première, pour le film, n’est pas de parler des prisons et prisonniers mais bien de focuser sur leur familles, je pense que cette formation pourra nous servir un jour.

Comme quoi faire un documentaire, ça veut souvent dire s’impliquer personnellement pour une cause, en apprendre énormément sur un sujet, et se plonger dans un univers auquel on n’est pas habitués. C’est ce que j’aime!

Si le sujet vous intéresse, Funambules médias travaillent également sur un film, celui-ci sur la réintégration des ex-détenus dans la société. Un blogue sur Parole citoyenne nous permet de suivre leur démarche.


Nouvelle interface! New look!

L’automne est une saison de changements, et pour l’occasion notre site adopte une nouvelle allure! Un look un peu different, mais les mêmes contenus et à peu près la même navigation. Merci de nous suivre, à contre-courants, ou dans le sens du poil…

Fall is a season of change, and for this occasion our site has adopted a new look! A look that might be a bit different but where the content pretty much still navigates the way it used to. Thanks again for supporting us, even if some of you might have given us the hairy eyeball along the way…


Tournage de “Back in 20…”

Nous sommes dans les environs de Toronto depuis mardi dernier pour le tournage du court-métrage “Back in 20…”, réalisé par notre ami Chris Taylor. Le scénario, écrit par Chris et Jesse L. Bick, raconte l’histoire de deux amis qui prennent part melré eux à un “hold up” dans un dépanneur.

Nos amis Emmanuel Hessler et Katherine Macnaughton, de Bis Films (voir leur blogue!), sont respectivement les directeur photo et assistante réalisateur. C’est un plaisir de retrouver nos anciens collègues de classe pour tourner cette comédie. Sébastien est le 1er assistant à la caméra et je remplis le rôle de directrice artistique.

Les 4 derniers jours de tournage (il en reste un) ont été intensifs mais c’est toujours très enrichissant de se retrouver sur un plateau de tournage, on y apprend beaucoup!

 

Directeur photo Emmanuel Hessler, acteurs Anna Cyzon et Nick Smyth

 

 


Dernières photos en ligne

Toutes nos meilleures photos du Dempster et d’Inuvik enfin en ligne sur Picassa.


“Salma” au festival de films de Varsovie, Pologne

“Appelez-moi Salma” jouera les 13 et 15 octobre dans la section “Découvertes” (hors compétition), au prestigieux Festival de Films de Varsovie, en Pologne! Le même festival avait d’ailleurs présenté “J’ai tué ma mère”, de Xavier Dolan, en 2009.


Gay in Bangladesh

I suggest you have a look at this website. Very nice pictures and stories about homosexuality in Bangladesh. Something we don’t get to see often.

Je vous suggère ce site, qui porte sur l’homosexualité au Bangladesh avec belles photos et témoignages.

http://www.gazinafis.com/stories.php?sotyids=1


Good link to check out

So since we’re no longer in Bangladesh it will be hard to keep in touch with the latest trends of what’s happening. I suggest you check out this great blog to keep yourself posted:

http://unheardvoice.net/blog/

But we’ll still going try once in a while to post stuff about good old Bangladesh as well as lots of new stuff coming up!! Stay tune. as always


Le pouvoir de la parole

Six mois déjà ici à Dacca. On a rencontré beaucoup de gens fascinants, on est devenus amis avec beaucoup d’Hijras, et on a gagné leur confiance pour faire le film dont on rêvait.

On a réussi à leur donner des cours d’anglais, à leur montrer des films, à discuter avec elles des enjeux de leur quotidien.

Mais après six mois et un film qui n’est pas encore terminé, la chose que me satisfait le plus est de voir la différence qu’on peut faire dans la façon dont les gens perçoivent les Hijras, ici au Bangladesh. Depuis le début, on partage avec nos amis Bangladais nos aventures. Certains nous on servi de traducteurs à l’occasion, d’autres ont voulu assister à un de nos cours par curiosité ou nous on aidé pour la production de notre démo. À d’autres, nous avons discuté longuement du sujet, mais tous ont dit la même chose: nous leur avons permis d’en apprendre et la plupart du temps, de changer leur opinion sur le sujet.

La majorité des gens à qui l’on dit qu’on fait un film sur les Hijras ont une réaction négative au début: ils sont “dégoutés” par le comportement des Hijras, ou elles sont de “mauvaises personnes”. Mais après avoir vu nos images, après avoir entendu nos histoires ou après avoir écouté et compris ce que c’est pour vrai, être Hijra, ils ont tous montré un esprit beaucoup plus ouvert et de l’intérêt pour notre film.

Pour moi, cela est le plus grand succès de notre projet jusqu’à présent. Si nous avons pu améliorer l’image des Hijras dans l’esprit d’à peine 30 Bangladais, je suis satisfaite. Et je pense que ce sera bien plus lorsque le projet et le film seront terminés.

C’est ce qui a fait germer en moi l’idée que nous devions profiter de l’influence que nous avons et des connaissances que nous avons acquises pour les partager avec le plus de monde possible. Une fois le film terminé, on espère donc pouvoir aller dans quelques (sinon plusieurs) écoles du Bangladesh, de présenter le film et de susciter des discussions avec les étudiants. Si possible, on aimerait avoir une Hijra qui nous accompagne à chacune de ces présentations.

J’ai vraiment espoir de faire changer les mentalités, petit à petit, et d’ainsi aider les Hijras dans leur vie quotidienne. C’est ce qui me pousse à travailler plus fort chaque jour…

Salma lors du tournage de la démo

Salma lors du tournage de la démo


The Evergreen Facebook group is up

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Si vous voulez encore plus d’info sur notre project;  joignez vous à notre groupe Facebook. 

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thanks-merci


Pas de jeûne pour une mégapole

C’est le mois saint de l’Islam depuis le 21 août: le Ramadan. Le jeûne du lever au coucher du soleil durant le Ramadan est un des 5 piliers de l’Islam. Au Bangladesh, où 88% de la population est musulmane, la pratique du jeûne est très importante.

On peut observer quelques variations dans la façon de faire le Ramadan dans différents pays musulmans. Ici, ça veut dire aucune consommation (même de l’eau) entre le lever et le coucher du soleil. La prière de fin de journée représente la fin du jeûne et toutes les familles commencent alors à déguster leur premier repas de la journée, repas nommé Iftar. La plupart des gens vont manger une seconde fois avant d’aller au lit, vers 11h-minuit, puis une dernière fois juste avant le lever du soleil.

Certaines personnes sont exemptées du devoir du jeûne, dont les enfants, les femmes enceintes ou ayant leurs règles, les voyageurs et les gens qui exercent un travail physique trop intense pour supporter un jeûne, comme les rickshaw wallah par exemple.

Beaucoup de restaurants sont donc fermés durant la journée, ou encore restent ouverts mais couvrent les portes et le devant du restaurant avec de grands tissus. Cette mesure est prise par respect pour les gens qui jeûnent… pour ne pas voir ceux en train de manger.

Le Ramadan rime aussi avec congestions énormes dans les rues, surtout juste avant la rupture du jeûne, et avec coupures d’électricité. Le pays fait déjà face à un grand manque d’énergie tout au long de l’année, mais quand le mois festif du Ramadan tombe en été (les dates changent à chaque année suivant la lune), période où les gens ont besoin de plus d’électricité, la situation devient critique. Comme le révèle cet article de journal, dans certains villages les centrales électriques ont été vandalisées par des habitants frustrés. Certaines régions font face à des coupures jusqu’à 20 heures par jour!

Le trafic, lui, ne jeûne pas et ne prend pas de repos. La situation est intenable dans toute la ville. Depuis notre arrivée, on dit souvent que Dacca est tellement polluée, surpeuplée, bruyante et en mauvais état qu’on dirait que tout va exploser. On sent encore plus, depuis le Ramadan, que quelque chose va arriver, que la ville ne peut pas continuer comme ça, que quelque chose va craquer. On entend d’ailleurs parler de violences et de grabuge, fait par des gens qui n’en peuvent plus d’attendre un autobus qui ne viendra jamais ou d’être pris dans le trafic pour 3 heures.

Quant à nous, on essaie de limiter nos déplacements, même si on ne peut être totalement à l’abris des effets du Ramadan. Hier, pas une goûte d’eau a coulé de nos robinets de toute la journée.

photo tirée du site http://priyo.com/

photo tirée du site http://priyo.com/


Sécheresse

Juste avant que cette pluie torrentielle nous tombe dessus (voir billet précédent), j’étais sur le point d’écrire un billet sur la sécheresse qui sévissait au Bangladesh… Je vous raconte l’histoire quand même.

La saison de la mousson, qui normalement s’étend de la mi-juin à la mi-septembre, n’était pas encore arrivée en cette fin de juillet. Il pleuvait des petits averses ça et là, peut-être quelques fois par semaine. Accompagné de chaleur intense (35 degrés celcius, avait une “température ressentie” qui est parfois allée jusqu’à 60!!!), c’était un cauchemar pour les agriculteurs.

J’ai déjà mentionné dans ce blogue que la majorité de la population bangladaise est rurale. Le secteur de l’agriculture produit 30% du PIB et emploie 60% de la main d’oeuvre totale du pays. La culture la plus répandue est évidemment le riz. Dans un pays très humide comme ici, c’est la culture parfaite. En général, les fermiers peuvent produire 3 cultures par année (planter et cultiver le riz 3 fois). Mais avec une telle sécheresse, rien ne pousse, surtout pas du riz. Les rizières sont à sec, le sol craque.

Récemment, le gouvernement a alloué quelques heures d’électricité gratuites pour pouvoir alimenter les pompes à eau et irriguer le sol. Mais ceci est loin d’être suffisant, car gratuite ou pas, l’électricité est trop souvent inaccessible. En effet, la chaleur intense conduit à une plus grande consommation d’électricité, et ainsi à un manque dans tout le pays. Le gouvernement coupe donc l’électricité à tout le monde quelques heures par jour (même en ville) ce qui empêche les agriculteurs de faire fonctionner les pompes à eau.

De plus, qui dit moins de riz, dit inflation des prix. Le riz est l’élément de base de l’alimentation ici, et une augmentation des prix est toujours dramatique pour une grande partie de la population. Bref, tout le monde est soulagé par cette pluie. Aujourd’hui d’autres problèmes surgissent avec les inondations, mais on peut penser que si la pluie continue avec assez d’intensité, au moins les cultures de riz seront sauvées.

Deux articles pour en apprendre davantage:
http://www.newagebd.com/2009/jul/27/front.html#3
http://www.newagebd.com/2009/jul/28/front.html#1

Une rizière complètement à sec. Photo tirée du quotidien New Age, édition du 27 juillet 2009

Une rizière complètement à sec. Photo tirée du quotidien New Age, édition du 27 juillet 2009


Evergreen project press kits available for download

Direct your attention to the links column where you can download our Evergreen press kit and learn more about our project.

Visitez les liens de la colonne de gauche où vous pouvez trouver et télécharger notre dossier de presse Evergreen, et en apprendre davantage sur notre projet.


New photos

Cliquer sur le lien “photos 2009” dans le menu de gauche pour voir nos dernières photos. Au menu: pluie, mariage et Hijras, bien entendu.

Click on the “photos 2009” link on the left menu to see the latest pictures from only a few of the remarkable things we experience here in Bangladesh.


La richesse, saveur Bangla

Hier matin j’ai déjeuné au restaurant pour 50 sous. Ce midi j’ai dîné au restaurant, où je me suis bourré la face, pour 4 dollars. Je me suis aussi acheté un trois-pièces (slawar kameez: ensemble pantalon, chandail et foulard) pour 10 dollars.

Mais j’ai des amis qui vont dans des party où le prix d’entrée est de… 50$! Calculé vite fait, ça équivaut à 100 déjeuners. Pas des spectacles ou des choses bien spéciales, juste un party où on veut être sûr d’attirer une foule assez spécifique: les nouveaux riches du Bangladesh.

Depuis quelques années déjà le phénomène est visible, mais depuis la fin du gouvernement militaire, qui avait déclaré l’état d’urgence en 2006 et qui a gardé le pouvoir pendant 2 ans, depuis donc l’élection de l'”Awami League” et de la première ministre Sheik Hasina, la richesse et ses manifestations pas toujours élégantes est impossible à manquer.

Les BMW et Mercedez inondent les rues et klaxonnent sans arrêt aux rickshaws, les restos chics sont pleins, les boutiques aussi. Déjà depuis l’an passé j’ai vu une augmentation des prix pour les vêtements par exemple. Un 3 pièces se vent maintenant facilement 50$. Du jamais vu ici pour moi auparavant.

Les nouveaux édifices poussent aussi comme des champignons. Dans le quartier très chic de Baridhara, où la plupart des ambassades ont été établies durant les 30 dernières années, les maisons à multiples étages et clôturées sont la norme. Chaque famille a son gardien de sécurité, son chauffeur, son cuisinier, sa bonne, et j’en oublie peut-être. Souvent, devant ces maisons, vivent dans la rue des gens qui s’y sont installés en espérant profiter de la générosité des gens nantis.

Devant chaque restaurant chic, chaque épicerie, chaque hôtel, bref chaque manifestation de richesse, se retrouvent aussi les plus pauvres, ceux qui mendient pour survivre. Et devant chacun, un gardien de sécurité veille à ce que les gens qui y entrent soient “respectables”.

Ce qui me déprime dans la nouvelle richesse du Bangladesh, c’est l’insouciance. Et ce qui me fâche, c’est de penser que dans un pays où la faim est un problème constant, où les infrastructures sont lamentables, où il n’y a même pas assez d’électricité pour tout le monde, etc. une minorité de gens dépense des fortunes en produits de luxe.

Je pense qu’en tant que Canadiens, on n’a pas vraiment de leçon à donner à personne. La surconsommation chez nous, c’est chaque jour que ça se passe. Je suis aussi bien conscience que le problème ne réside pas seulement dans les gens eux-mêmes. Je suis la première à blâmer le gouvernement ici, qui pue la corruption. Il faut aussi admettre qu’une grande part des inégalités crées dans ce pays l’est par des étrangers (des bideshis, comme le nom de notre blogue).

Le Bangladesh vit une période relativement prospère et de grand développement, mais qui se limite à une élite très restreinte. J’ai l’impression que l’ensemble de la population, et surtout le Bangladesh rural (80% de la population quand même, non négligeable!), n’en voit pas la couleur.

contrastes


Jaago! Jaago!

I’ve been waiting to publish this post for quite sometime, partly because it was easy to write, partly because I felt I better be more critical and controversial in our blog post, so this one had to wait. But now, as a way to brighten up our blog,  I feel the time has come.

Soon upon my arrival in Bangladesh I was invited by my roommate to visit the Jaago foundation, the place where she currently volunteers. This  foundation was set up by Korvi Rakshand a young Bangladeshi in his early twenties who in early 2007, by the surprise of many, managed to purchase land and a small building in a local Dhaka slum.

That building today is now the Jaago Foundation, a free school for children of lower income households who would of otherwise not been able to go to get an education. Their ages range from 4-14, they are thought both in English and Bangla and participate in numerous extra curricular activities. I remember as kid pouting my way to school, hoping for each class to end before they had even started. Seeing the kids enthusiastic and happy to learn made me realize how much I should have appreciated many of  simpler/valuable things that we take for granted back home. 

It’s also great to see that this foundation is expanding and progressing in the right direction. Although the vast majority of the staff are volunteers, including Korvi and my roommate, and that the entirety of their funds come from private donations; they have just recently opened a small sowing center.  This sowing center is specific to the parents of the Jaago students where there, they’ll be trained to learn how to tailor clothing in hopes of bringing in some much needed extra revenue for their families.

They’re also expanding, building an extra classroom on the roof as well as in talks of opening a small dairy farm run by again, the parents of the children. All this to say that when ever I feel stressed or down because of everything that goes wrong in Dhaka , i take a break  and go visit Jaago. You should do the same.

To learn more take a few minutes and visit the following sites: 

 Jaago Foundation Website

Jaago Canada on Facebook 

 

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Several kids playing outside in the Jaago schoolyard


new links, other perspectives

Take time to visit the links section. Most of the pages are from people that we know and  have valuable information on the topics we like to talk about. There’s also a link to our photo album, which we will try to update regularly. 

see you


Rien ne se perd, rien ne se crée

Sous le désordre apparent du Bangladesh il y a toujours beaucoup d’ordre et de méthode. On s’amuse souvent à dire que rien ne semble possible… mais qu’avec un peu d’effort, tout est possible. Bref on s’étonne toujours de voir à quel point les choses se font, alors que souvent tout nous semble tellement “tout croche”.

Les déchets sont un bon exemple de ces observations. À chaque quelques coins de rue, il y a des “containers” de métal plus ou moins remplis d’ordures, avec à côté une pile d’autres déchets qui attendent d’être triées puis pelletés.

Le processus est simple, c’est comme nos centres tri de recyclage, l’usine en moins. Des gens fouillent les vidanges mains nues pour y retirer le plastique, le papier et le métal, principalement. La valeur de ces matériaux est d’ailleurs telle, pour des gens dans le besoin, qu’on est sûrs que rien ne traîne jamais dans les rues. C’est à se demander si la ville ne compte pas sur les gens pauvres pour nettoyer les rues. En effet, il n’y a aucune poubelle publique à Dhaka, mais les rues sont étonnement propres.

Ceci est un triste exemple  de recyclage au Bangladesh, mais il y en a des plus joyeux. Par exemple, depuis que les sacs de plastique ont été bannis en 2002, les sacs qu’on nous offrent dans les commerces sont tous plus originaux les uns que les autres. Les plus communs (et les plus mignons) sont les sacs faits à partir d’anciens cahiers d’école ou de d’autre types de papier. On peut souvent lire des devoirs de petits enfants sur notre sac après avoir acheter des oeufs ou des fruits.

Autre exemple: la réutilisation de la terre cuite et de la brique. C’est également fréquent de voir, au coin d’une rue, une pile de brique, de pots de fleurs, ou de pots de yogourt (le yogourt traditionnel -et délicieux- vient dans des bols de terre cuite) concassés. Des gens sont payés pour les mettre en plus ou moins grosses miettes, qui seront ensuite réutilisées. L’autre jour j’ai appris que les nids de poule sont parfois réparés de cette façon: un peu de concassé de brique et du ciment versé dessus.

Il y a une tonne d’autres exemples de recyclage, car tout se recycle ou se réutilise ici: rien ne se perd. D’un côté c’est super, les déchets sont minimisés. D’un autre côté, la population n’est pas encore sensibilisée au recyclage, elle le fait plutôt par nécessité. Ce qui fait que c’est encore à la mode d’avoir le plus de sacs de magasinage possible… Ce qui me fait penser de vous dire qu’on vous parlera bientôt de la richesse au Bangladesh. Je parie que cela va en étonner plus d’un. À suivre!

poubelles


The girl next door

Back home a family would buy a dishwasher, in Bangladesh you would hire one. It’s very similar when you think about it, in Bangladesh you’ll pay the worker an extremely low wage but in Canada you’ve most likely bought the appliance that was made in China, assembled by people earning equally low wages.  So we can see that the only real difference between the two is the cheap labour in Canada isn’t right in your face.

You’ll see this everywhere here; domestic workers in houses constantly working and cleaning. In a country where a 1mm of dust can settle on furniture in less then day and where bugs will come attack your dirty dishes immediately after you finish your plate, you can easily understand why there needs to be constant cleaning.

But in many of the cases you won’t hire your typical cleaning lady for the day, instead you might want hire a kid that will live with you for an extended period of time, 2 months to a year, with an average salary of 800 taka a month  (14$).  In fact you’ll  find that most apartments have a small room tucked in the back of the kitchen with a toilet, this being the servant’s room.  We have a servant’s room, but all you’ll find is a dirty broken mop and some cockroaches.

This to say that the reason why I’m writing this blog is because for the last month I’ve conversed short ‘hellos’ and ‘how are yous’ with a young girl (maybe aged 14) in the kitchen across from mine. She’s often there, cleaning dishes and preparing a lot of food. Initially, I assumed she might be one of the daughters, but after several weeks of only seeing her there, sometimes at 5:30 in the morning I realized that she must be a servant.

It was obvious, although I don’t know much Bengali, I could understand by the tone of the mother’s voice that she was in many occasions ordering the girl around. This said, I’ve rarely seen any of the two kids or the husband enter the kitchen.

So do I react? Part of me wants to throw her 1000 taka and tell her to run away, but we know that wont solve any problems. We also have to think twice, just like with rickshaw wallas, maybe a servant’s employment might be the only real source of revenue for her family back in her village. Maybe being a servant in a middle class household can guarantee the kid 3 meals a day, something he might not get back home.

Yet this isn’t an isolated case, child labour is everywhere and is a fundamental aspect to the Bangladeshi economy. So how do you react? Do wish better working conditions? A child working labour union?  Does that even sound right? Or do we wish for a huge crackdown supported by international agencies . Tough to say…

So how do I conclude this blog? With something witty and comforting about domestic workers and child labour? Hard to do so when you still don’t know how you feel about the whole situation. So here I go writing the last sentence of my blog, still undecided and slightly confused.. i’m done, until next time

Unlike most Bangladeshis, the girl/sl e was reluctant to pose for our camera,

Unlike most Bangladeshis, the girl was reluctant to pose for our camera,


Rickshaw where you going?

If we’re writing a blog about Bangladesh it’s fair to say that we will have to talk about Rickshaws and Rickshaw wallahs or pullers because, well they’re absolutely everywhere. So what better way to start any Bangladeshi blog then with this post.  

The amount varies depending on who you speak to , but it is believed that in a city of 12 million people there are 600 thousand rickshaw wallahs.

Rickshaw wallahs are all men ranging from the ages of 12 until ‘you can’t bike anymore because your body can’t take it’ age.  It blew me away once seeing a kid pulling 2 adults at 4 am, I had to ask his age and he was in fact 12 years old.

The vast majority of the wallahs have to rent out on a daily basis their rickshaw, costing on average 80 taka (1.15$). In an average day one may make up to 250 taka (less then 5$). After the rental fee that leaves them around 150 taka, which as you can notice, isn’t that much. 1 litre of milk would account for a third of a day’s earnings, a loaf of bread the other third.

I’ve also heard stories of Rickshaws having to pay special ‘fees’ to local mafia leaders to enter and work in their designated areas. To compensate for their losses, you may find a wallah willing to offer you things that you might not be able to find in stores… and that might get you in trouble later.

There are also a select few who speak fairly well in English and wait around international hotels and business areas. At those spots, if they are lucky, one may be able to increase their salary 4 fold, but this is a small minority. 

During the months where average temperatures are at 40 degrees Celsius with a 90% humidity index… biking while pulling sometimes a whole family up roads can be seen as one of the greatest feats of mankind. We had one wallah suddenly stop biking quickly dropping to the ground, most likely due to physical exhaustion. We did what we could to help by offering him the little water we had. Strangely enough a few days later we happened to cross paths and he seem to say that everything was fine.

But these are the people most prone to what was discussed in the last post; Cholera, dehydration and all other illnesses related to the lack of proper water supplies and hygiene. I’ve caught myself being frustrated at them after realizing that they want more money, or if they say they have no change… this only after they pocketed my money. So I have to think twice and remember what the majority of them go through on a daily basis.

*This was just a brief overview of rickshaws. There are many more facts to discuss. For one, there’s a whole culture and art form that revolves around Rickshaws designs and their accessories. The assumption is the more you flash, the more likely you’ll get a customer.  But this I’ll probably talk about later.*

rickshawblog

a rickshaw wallah taking a break in front of my apartment