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Toutes nos meilleures photos du Dempster et d’Inuvik enfin en ligne sur Picassa.

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Just givin’r on the Dempster

Our parents got worried when we told them we were going to drive the infamous Dempster Highway from Dawson to Inuvik.  The Dempster is a 700 km gravel road (or mud depending on the weather) that snakes it’s way through mountains, tundra and boreal forests of Northern Canada. There are no cities or towns along this highway expect for a pit stop at the half way mark called Eagle Plains (Stay tuned for a post about that!)

A view from the Dempster Highway of Tombstone National Park (yes this is a real picture we took ourselves! and no color correction!)

We were told to bring a satellite phone, extra tires, wood and a Sherpa guide in case something went wrong but unfortunately all we could afford was a bag of chips and some carrots. So we set off, naively driving into nowhere slipping our way through the nicest scenery I’ve ever seen.

And it’s only after we completed the drive that I realized how remote the arctic was. The Dempster was only completed in 1979 and is the only all-weather road that connects a few arctic communities to the remainder of the world, or should I say North America. The majority of all other first nation communities that are at this latitude or higher are only accessible by boat or plane, making their access to the south extremely slow or extremely expensive.

So that’s when I wondered, why did the communities of the Mackenzie-Beaufort Delta luck out on getting a road linking them to Canada and not others?? Are they cooler? Did they win a draw? It’s not hard to find out when you dig deeper, and no pun intended on that one, that the Dempster is more then just a road linking friendly communities and cultures together.

The fact is that during the 50 and 60’s geologist, researchers and whole slew of smart people concluded that there were vast and abundant resources available underneath their ground. Whether it’s minerals, gas or oil the MacKenzie Delta has it. And eager to get a hold on it,  the Canadian government quickly decided to link this area to the south. So that’s why they cut through crazy landscapes to create an abnormally long and lost  highway.

Eagle Plains: only safe spot on the Dempster

So what did this highway bring to these communities? How did it and how will it change them? I guess that’s a big question to answer and I’ll try, in the blogs to come, to shed a bit of light on this extremely complex issue. But for now I got to go. We took over 300 pictures along the Dempster and I can’t believe they’re real. That’s why I want to have a look at them… for a 3rd time today.

see you..


banale ou extraordinaire?

Dans le "Downtown Hotel", où on peut boire le Sour Toe cocktail.

Comme tout bon touriste à Dawson City, dimanche Seb a voulu essayer le sour toe cocktail, ou, si on veut, le cocktail avec un orteil mort! Et un gros orteil, s’il vous plait. C’est toute une légende ici à Dawson, depuis des dizaines d’années. Seb était d’ailleurs la 38 313e personne à le faire. Ratatiné, cet orteil, je vous le dit. Ils en sont d’ailleurs à leur 7e ou 8e, car des clients l’ont, par le passé, déjà avalé!

Enfin, là n’est pas tellement le charme de cette histoire. C’est d’Anne dont j’ai envie de parler. Lundi, on a pique-niqué sur le bord de la rivière. Une dame relativement âgée s’approche en ramassant par terre des choses qui sont invisibles de l’endroit où on est. On la remarque, puisque c’est plutôt inabituel de voir quelqu’un à Dawson ramasser les canettes de bière. Elle semble presque perdue, désorientée.

Mais Anne récoltait plutôt les déchets qui trainaient ici et là pour les jeter par la suite. “J’étais tannée de voir traîner ces déchets” a-t-elle expliqué sans qu’on lui demande pourquoi. “Je me suis finalement dit que la meilleure chose à faire était probablement de les ramasser moi-même”.

Et ainsi commença une longue discussion. Sur tout, sur rien, sur sa vie surtout, et sur l’orteil en question. Anne est née à Liverpool, en Angleterre. Elle est venue au Canada pour des vacances il y a très longtemps. Elle n’est, depuis, retournée qu’une seule fois en Angleterre. “Aussitôt que j’y ai mis les pieds, je voulais qu’on me renvoie au Canada! J’y suis resté deux semaines et c’était trop.” Puis sa maison fut définitivement le Canada. Il y eu un mari à Ottawa, puis un autre rencontré à Dawson. Mari qui, oh surprise, était le capitaine qui a instauré le sourtoe cocktail. Elle aura donc servi (et bu) le cocktail pendant 5 étés, aux côtés de son mari, de qui elle s’est “enfin débarassé” aujourd’hui. Elle le dit en riant, et ses yeux montrent encore beaucoup d’admiration pour cet homme “haut en couleur”, comme elle aime le décrire.

Ils habitaient alors à Whitehorse, mais elle a décidé depuis leur séparation l’an dernier de revenir à Dawson. Aujourd’hui donc, après une vie de bohème qui l’a mené à travers le Canada et qui l’a éloignée de ses enfants, elle profite de la vie à Dawson et du kiosque à crème glacée qui n’ouvre qu’en été. Aujourd’hui dernière journée de la saison, ils offrent la crème glacée gratuite à tous pour vider les stocks. Anne n’allait pas manquer de nous informer de cette bonne nouvelle et n’allait pas manquer sa chance non plus: “J’en ai mangé une à tous les jours de l’été. Je ne vais certainement pas manquer la dernière, gratuite en plus!”

Comme tous les gens qu’on rencontre depuis Dawson, Anne n’était pas désorientée du tout, elle ne faisait pas les poubelles et elle ne vit pas non plus une vie spectaculaire. Comme beaucoup de gens qu’on rencontre, elle est venue ici pour s’éloigner d’autre chose, elle est aussi venue ici par amour pour le Nord, pour la nature, pour la tranquillité. On s’attendait, à Dawson, à voir une ville un peu fausse, une ville ou se rencontraient opportunistes et nostalgiques. Mais Anne, à la veille de notre départ, nous a confirmé que les habitants de Dawson sont tout le contraire: ils sont bien ancrés dans la réalité.

Car Dawson est une ville un peu triste, je dois l’admettre. Il y a une drôle de dynamique entre les jeunes à la recherche d’aventure et d’exotisme qui viennent ici pour une ou deux saisons vivre quelque chose de spécial, et les locaux, qui habitent depuis plusieurs années dans cette ville où le temps semble s’être arrêté. C’est un peu l’impression que ça donne: le temps n’existe pas ici. Les choses sont comme elles étaient il y a 30 ans, et elles seront probablement pareilles dans 30 ans. J’hésite entre décrire Dawson comme la ville la plus banale qui soit, ou la plus extraordinaire…


Un voyage dans le temps

On pensait arriver à Dawson et ne voir que des touristes, des édifices retapés pour imiter la grande époque de la ruée vers l’or, bref, on s’attendait à être plutôt déçus par cette ville (hum… village?) et vouloir partir au plus vite.

Quelle surprise! Dawson est tout le contraire. On dirait que la ville n’a pas bougé depuis 50 ans. Les 10 rues du centre-ville sont toujours en sable, les édifices sont plus ou moins bien entretenus, gardant leur charme d’autrefois, l’ambiance est tout à fait rétro, un vrai rétro. On dirait que les gens qui vivent ici sont tous les descendants des chercheurs d’or et qu’ils sont peu en contact avec le reste du monde. (Ce qui s’est avéré tout à fait faux… nous vous en parlerons plus tard).

Moi qui ai toujours rêvé de pouvoir voyager dans le temps, j’ai un peu l’impression que c’est ce que je vis ici. Bien que la grande époque de la ruée vers l’or du Klondike soit bel et bien révolue, on sent encore fortement l’esprit des grands explorateurs et des grands aventuriers qui sont venus jusqu’ici à la recherche d’or. On peut imaginer avec précision les rues poussiéreuses pleines de monde, de dames en grandes jupes et d’hommes avec leurs chapeaux. On peut aussi imaginer la difficulté du travail, surtout en hiver avec les outils simples et le froid de canard.

Il faut voir ce film de l’ONF qui date de 1957 pour mieux comprendre la ruée vers l’or du Klondike:

Gens
Comme partout depuis notre arrivée à Whitehorse, les gens sont sympathiques,  heureux de nous partager leurs connaissances et curieux d’entendre notre histoire. Le fait que les gens sont facile d’approche nous aide certainement dans notre travail.

Couleurs
Plus nous montons vers le nord, plus les couleurs d’automne sont magnifiques, mais aussi plus les journées allongent! Hier soir, en sortant de notre splendide aventure dans le bar local à 22h00 (voir billet de Seb), il faisait encore clair. Nous avons ensuite pris le traversier et sommes allés dormir dans notre cabine non chauffée et sans électricité de l’autre côté de la rivière, dans l’auberge de jeunesse de Dawson. Emmitouflés, nous avons très bien dormi.


‘Be careful, some people might be wanted here!’

Be careful, some people might be wanted here!’ That’s what Al the gold miner told us after we took out our camera in the local bar of ‘Dodge’… or as tourists and everybody else calls ‘Dawson City’.

We arrived in town late afternoon after a very beautiful 5 hour drive from Whitehorse.  After having heard so much about this town, I had built many pre-conceived notions, thinking it would be sort of a small Mont-Tremblant/Disney World, where the early 20th century architecture and style was maintained for the drones of tourists coming to see what the gold rush might of been. It is, to a certain point, true but there is raw and authentic feeling bubbling from this town that I’m having trouble explaining.

After having supper in a century old diner with loads of cowboy hat wearing German tourists, we left trying look for the locals. We walked around and heard some yelling coming from a dark musky bar.

We hesitated to enter at first,  with the majority the patrons being native and middle aged, we felt out of place and almost unwelcomed. But we bit the bullet and asked for a beer. After having sat down we began speaking to the people next to us, who later introduced us to Al.

Al is the person we wanted to meet. Originally from Newfoundland he moved to Dawson many years ago to find work as a meat cutter. He later decided to change hats and begin work as a gold miner, yes there are still gold miners here.

Working 12 hour days, 7 days a week for 5 months straight in the summer, Al works in a ‘dry’ mine with 3 other colleges, one being the multimillionaire Australian owner. The camp is an hour away from Dawson, where they set up and live there for the majority of the summer. I say ‘dry’ mine, because alcohol, as he said was not welcome into his work place.

Al had a lot to say, so much that I won’t have time to write it all up in this blog. But the one thing that struck me was that he said he was related to one the man who lead the way for the Dempster Highway construction. Married to a local first-nations women, her grand-father had a trap line starting from Fort McPherson ending near Dawson City (nearly 800km long).  The RCMP, basically followed his route and constructed a gravel road along his trap line.

He also mentioned that there was a small first-nations community just south of Dawson, where the real history was, he said. He promised to bring us there and show us where the natives where forced to live when the gold rush began, note that many still live there today.

That said, after hearing his stories, I realized that this city still had the heart and soul that we read of in history books. Excited we decided to take pictures in the bar, but soon after, Al brought Aude in a corner and tell her that she should be cautious of who she takes pictures of. That’s when Al said, ‘Some people might be wanted here!’ I’m getting chills… these are the next people we’ll have to meet.

p.s. did I say there’s a guy that lives in a cave?

The bar that told us stories